Publié par admin le 07/11/2010 à 18:00

LE SOLDAT DIEU de Koji Wakamatsu

Nous avons le plaisir de vous annoncer la sortie en salles le 1er décembre 2010, en France, du nouveau film de Koji Wakamatsu : LE SOLDAT DIEU, récompensé au Festival du Film de Berlin d’un Ours d’Argent pour l’actrice Shinobu Terajima.

Le Soldat Dieu

Le film vient en outre de remporter le Prix du Jury Officiel du Festival International du Film d’Histoire de Pessac 2010 dans la catégorie Fiction ! Le mot du Jury à ce sujet : “C’est à l’unanimité que le jury s’est prononcé en… faveur du “Soldat Dieu”, de Koji Wakamatsu. Admirablement réalisé, remarquablement interprété, ce film traite d’un sujet universel – les horreurs de la guerre – avec une audace rare. Il remet ainsi en cause deux piliers de la société japonaise : la domination masculine et le nationalisme. La difficulté du Japon à regarder son passé en face constitue une réalité que brise ce film d’histoire aux résonances contemporaines.”

Synopsis
Durant la Seconde Guerre Sino-japonaise, en 1940, le lieutenant Kurokawa est renvoyé chez lui, en héros de guerre, couvert de médailles… mais privé de ses bras et de ses jambes, perdus au combat en Chine continentale. Tous les espoirs de la famille et du village se portent alors sur Shigeko, l’épouse du lieutenant : à elle désormais de faire honneur à l’Empereur et au pays et de montrer l’exemple en prenant à cœur de s’occuper comme il se doit du soldat dieu…

Publié par admin le 07/11/2010 à 17:55

Sortie en salles du SOLDAT DIEU

Prochainement : St Brieuc, Chauvigny, Condom, Tournus…

Si vous souhaitez programmer ou voir le film dans votre commune, n’hésitez pas à nous contacter : info@blaqout.com.

Du 13 au 19 avril 2011 :

- PARIS (75) : samedi à 18h et lundi à 13h30 au Studio Galande (42, rue Galande, 75005 Paris).
- DOUARNENEZ (29) : jeudi à 18h, dimanche à 20h45 et mardi à 20h45 au Club (39, rue Berthelot, 29100 Douarnenez).
- AUCH (32) : mercredi à 18h30, jeudi à 20h30, vendredi à 19h, samedi à 21h30, dimanche à 20h et mardi à 12h15 au Ciné 32 Lafayette (17, rue Lafayette, 32007 Auch).

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Publié par admin le 07/11/2010 à 17:53

Avant-premières

En attendant la sortie nationale le 1er décembre, voici les salles où il vous sera possible de découvrir Le Soldat Dieu en avant-première :

Vendredi 19 novembre à Pessac à 16h50
Cinéma Jean Eustache (7, rue des Poilus, 33600 Pessac)

Mercredi 24 novembre à Paris à 20h
Cinémathèque Française (51, rue de Bercy, 75012 Paris)

Samedi 27 novembre à Poitiers à 18h
Cinéma Le Dietrich (34, bd Chasseigne, 86000 Poitiers)

Mardi 30 novembre à Paris à 20h30
Cinéma Saint André des Arts (30, rue St André des Arts, 75006 Paris)
La séance sera précédée d’une présentation par Go Hirasawa, historien et spécialiste du cinéma japonais contestataire des années 60-70

Publié par admin le 01/11/2010 à 17:58

Recevez le DVD inédit de LA FEMME QUI VOULAIT MOURIR de Koji Wakamatsu

Pré-achetez jusqu’au 29 avril 2011 le DVD du Soldat Dieu au tarif de 20 euros, frais de port inclus*, et recevez immédiatement en cadeau le DVD de La femme qui voulait mourir de Koji Wakamatsu (DVD inédit, même au Japon, le film comportant des images du suicide de Mishima).

La femme qui voulait mourir (1970). Rarement un morceau rock n’avait paru
aussi fulgurant que lors de la dernière séquence de La femme qui voulait mourir de Koji Wakamatsu.
Il faut dire qu’à la suite d’un implacable cheminement psychologique, cette dernière
séquence illustre à merveille l’émancipation d’une certaine jeunesse face à ses aînés,
aux traditions, aux anciennes valeurs.
Comme souvent chez Wakamatsu – cinéaste issu du genre pink et reconnu pour y avoir
insufflé un esprit contestataire – le message a tout de l’ambiguïté. Le film nous présente
le récit de deux couples, l’un d’âge mûr, l’autre en pleine jeunesse, qui, se retrouvant
par hasard dans une source thermale, vont se confronter à leurs souvenirs et à
leurs frustrations, avant de s’efforcer de refermer leurs cicatrices pour de bon.
Tout en empruntant à la littérature classique japonaise, la thématique du film a ceci
d’original qu’elle renvoie à une actualité survenue peu avant le tournage : la tentative de
coup d’état orchestrée par l’écrivain Yukio Mishima, précédant son suicide.
Inédit encore à ce jour au Japon, dans la mesure où des photos de ces événements y sont précisément montrées, le film de Wakamatsu, sans clairement prendre position
contre la vision nationaliste de Mishima, s’applique très subtilement à critiquer les symboles hérités des valeurs militaristes du Japon féodal, qui en sont à la base.
Film en forme de rêve, hautement stylisé, flirtant parfois avec le cinéma expérimental
dans la lignée d’Eros+Massacre de Kiju Yoshida, La femme qui voulait mourir puise dans
la tradition japonaise pour mieux pouvoir afficher toute sa modernité. (Nicolas Debarle)

Il vous suffit de renvoyer sur papier libre, avant le 29 avril 2011 (cachet de la Poste faisant foi), les informations suivantes :
NOM :
PRENOM :
ADRESSE :
CODE POSTAL :
VILLE :
TEL (facultatif) :
E-MAIL (facultatif) :
accompagnés de votre règlement par chèque bancaire ou postal (à l’ordre de BLAQ OUT) à : BLAQ OUT – EXCLUSIVITE DVD SOLDAT DIEU – 52, rue Charlot – 75003 Paris.

Vous recevrez sous une semaine le DVD de La femme qui voulait mourir (qui inclut de surcroît en bonus exclusif l’émission “Mauvais Genres” de François Angelier sur France Culture consacrée à Koji Wakamatsu, une heure durant, avec Jean-Pierre Bouyxou, Philippe Rouyer et Jean-Baptiste Thoret) et vous recevrez le DVD du Soldat Dieu à partir du 3 mai 2011.

*Offre exclusivement réservée aux particuliers, à raison d’un DVD par foyer (même nom, même adresse) et valable uniquement pour la France métropolitaine. Cette offre n’est pas valable pour les associations, comités d’entreprise, écoles et autres établissements du réseau institutionnel.

Publié par admin le 23/06/2010 à 22:03

Entretien avec Koji Wakamatsu

CaterpillarD’où vous est venue l’idée de ce film ?
J’ai eu l’idée de ce film lors du tournage de United Red Army. Je sentais que pour mieux comprendre les jeunes des années 60-70, il me fallait d’abord décrire l’époque de leurs parents lors de la guerre dans le Pacifique.
Décrire une guerre ne signifie pas uniquement décrire des affrontements, des batailles. Les personnes qui sont les plus affectées par la guerre sont les femmes et les enfants qui ne se battent pas.
Les hommes au pouvoir ont trompé leurs citoyens en leur faisant croire que cette guerre était dans l’intérêt de leur pays. Ils les ont manipulés en les jetant au cœur de cette guerre, alors qu’eux même restèrent à distance, ce qui leur permit d’être toujours en vie après la guerre.
J’ai pensé que si les jeunes de United Red Army étaient nés de cette façon c’était précisément parce que leurs parents avaient vécu une telle époque.
Ainsi j’avais déjà décidé au moment du tournage, de décrire l’époque des parents, la guerre du pacifique et les individus de cette époque.

En quoi ce film est-il différent du roman “The Caterpillar” de Edogawa Rampo, dans laquelle un vétéran de la deuxième guerre mondiale rentre chez lui tétraplégique ?
J’ai été inspiré par cette image dans le roman, d’un vétéran de guerre infirme, qui perdit à la fois ses membres et la relation qu’il entretenait avec sa femme. En dehors de cela, l’époque est différente ainsi que presque tout le reste.
Ce que j’ai voulu faire surgir de cette image initiale est l’idée que pour les êtres humains, la vie est synonyme de sexe, nourriture et violence. Mais je voulais surtout montrer à quel point la nature humaine peut-être détruite par la guerre.
Charlie Chaplin a réussi à nous montrer au travers du cinéma que l’on pouvait être pendu pour avoir tué trois personnes, mais que vous pouviez être un héros si vous en tuez dix mille. C’est ça la guerre !

Dans Johnny Got His Gun (1971), l’auteur et réalisateur américain Dalton Trumbo, raconte l’histoire d’un soldat de la première guerre mondiale, qui perdit ses bras, ses jambes, son visage après avoir été atteint par le souffle lors de l’explosion d’un obus. Avez-vous vu ce film ?
Oui je l’ai vu. J’ai vu un homme que la guerre a totalement privé de liberté et à quel point il était cruel qu’il ne puisse même pas avoir le choix de mourir. Mais je ne pense pas qu’il m’ait influencé. Au moins, Kyuzo, lui, a eu le choix de sa propre mort.

Où avez-vous obtenu toutes ces images d’archives ?
Je les ai empruntée à une personne qui les a obtenues des Archives Nationales des Etats-Unis et dans des archives de l’administration. Après la guerre, de petits criminels de guerre japonais furent jugés et punis un peu partout au Japon. Ils furent également exécutés pour “le bien de la nation”. Mais parmi eux, il y avait aussi de nombreux Coréens originaires de la péninsule de Corée, qui était une colonie Japonaise à cette époque. Ils furent également jugés comme des criminels de guerre japonais.
Certains Sud et Nord Coréens qui furent à l’origine accusés de crimes de guerre puis finalement acquittés, furent libérés. A l’heure actuelle, ils sont toujours ignoré du gouvernement japonais et n’ont droit à aucune aide en préjudice de la guerre car ceux-ci ne sont pas japonais. Si l’on s’en tient à ce point de vue, la guerre n’est donc toujours pas terminée. Rien n’a été résolu.

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Publié par admin le 23/06/2010 à 17:39

Note d’intention du réalisateur

BombEn période de guerre, des êtres humains sont violés, démembrés et brûlés par d’autres êtres humains.
Des humains violant d’autres humains.
Des humains démembrant d’autres humains.
Des humains brûlant d’autres humains.

Y a t-il vraiment une telle chose qu’une guerre juste ? Avant l’arrivée de gigantesques champignons s’élevant dans le ciel, d’obus incendiaires ou de massacres à grande échelle, on brûlait des maisons remplies d’hommes, de femmes, de vieillards et d’enfants –d’être humains. C’était là qu’ils mangeaient et dormaient, mangeaient et dormaient ; vivant leur train-train quotidien.

Que signifie réellement la guerre ? Peut-on donner un sens à des gens tuants des gens pour le bien de leur pays ? Où peut-on bien trouver une guerre juste ?

N’oubliez pas la puanteur du sang qui recouvre la terre !
N’oubliez pas l’odeur de la chair brûlée !
Nous ne devons pas oublier… car c’est ce que la guerre est.

Plus de 140,000 personnes sont mortes suite au largage de la bombe atomique sur Hiroshima.
Plus de 70,000 personnes sont mortes suite au largage de la bombe atomique sur Nagasaki.
984 criminels de guerre, de classe B* et C**, ont été condamnés à mort.
Plus de 100,000 ont péri lors du bombardement de Tokyo.
Plus de 20 millions sont morts sur le continent Asiatique.
Plus de 60 millions sont morts durant la Seconde Guerre Mondiale.

Koji Wakamatsu


* Crimes de guerre. Les crimes de guerre sont des “violations des lois et coutumes de la guerre” ; incluant “l’assassinat, les mauvais traitements et les déportations pour travaux forcés, ou pour tout autre but, des populations civiles dans les territoires occupés, l’assassinat ou les mauvais traitements des prisonniers de guerre ou des prisonniers en mer, l’exécution des otages, le pillage des biens publics ou privés, la destruction sans motif des villes et des villages ou la dévastation que ne justifient pas les exigences militaires.”

** Crimes contre l’humanité. Dans la Charte du Tribunal de Nuremberg, le crime contre l’humanité est défini comme étant “l’assassinat, l’extermination, la réduction en esclavage, la déportation, et tout autre acte inhumain commis contre toutes populations civiles, avant ou après la guerre ; ou bien les persécutions pour des motifs politiques, raciaux ou religieux, commis à la suite de tout crime rentrant dans la compétence du Tribunal International ou s’y rattachant , que ces persécutions aient constitué ou non une violation du droit interne du pays où elles ont été perpétrées.”

Publié par admin le 23/06/2010 à 17:34

Note de la distributrice

Il est des choses, dans un film, qui vont bien au-delà du “simple” enjeu artistique, de l’esthétique éthique, de la bienséance voire de la bienpensance cinématographique.

La chanson du générique de fin du Soldat Dieu, ajoutée a postériori par le réalisateur –après même sa projection en Compétition Officielle du Festival de Berlin où le film a reçu l’Ours d’Argent–, est de ces choses-là.

Difficilement décryptable pour qui n’est pas japonais ou ne connaît pas l’histoire du réalisateur –soit la majorité du public–, la chanson du générique de fin représente pour Koji Wakamatsu, cinéaste radical et révolté de la première (à la dernière) heure, un enjeu politique de première importance, ce pourquoi il a pris la peine de faire apparaître les paroles (en japonais) directement sur l’écran.
La chanson s’appelle en japonais “Shinda Onna No Ko” (littéralement : Petite fille morte). Les paroles à l’origine ont été écrites par un poète turc engagé du siècle dernier du nom de Nazim Hikmet, longtemps exilé à l’étranger pour avoir été membre du Parti communiste turc, et même déchu de sa nationalité durant un temps.
Le poème dit le désarroi d’une petite fille morte lors du bombardement d’Hiroshima, du point de vue de la petite fille-même…
Traduites en japonais, mais également dans d’autres langues, la chanson a été reprise par la très populaire chanteuse japonaise Chitose Hajime, sur une composition produite et arrangée par Ryuichi Sakamoto (compositeur de la bande originale du film Furyo ou encore celle du Dernier Empereur), à l’occasion des commémorations des 60 ans de l’explosion de la bombe atomique, le 5 août 2005 à Hiroshima.
Pour l’anecdote, The Byrds et Bruce Springsteen ont également repris cette chanson, sous le titre “I Come And Stand At Every Door” (dont les paroles se trouvent facilement sur internet).

Le générique de fin du Soldat Dieu défile donc sur cette chanson, tandis que l’on voit, en fond, un tableau abstrait représentant la bombe atomique. Ce tableau –accroché chez Koji Wakamatsu– a été peint par le grand frère de Masao Adachi, longtemps scénariste de Koji Wakamatsu (sur des films tels que Quand l’embryon part braconner ou Va va vierge pour la deuxième fois par exemple), le grand frère d’Adachi ayant été irradié par la bombe d’Hiroshima.
Koji Wakamatsu dit voir aussi, dans ce tableau, la fameuse petite fille de la chanson…

Vous comprenez ainsi l’importance de cette chanson pour un Japonais, et surtout pour un Japonais ayant connu la guerre, la bombe d’Hiroshima et le sort des victimes de la bombe d’Hiroshima, sachant que le Japon est le seul pays au monde à avoir reçu des bombes atomiques… Ce Japonais, c’est entre autres Koji Wakamatsu, le réalisateur du film.
Pour que les Japonais (et les autres) n’oublient jamais.

Bich-Quân TRAN

Publié par admin le 23/06/2010 à 17:32

A propos de Koji Wakamatsu

Koji WakamatsuBIOGRAPHIE
Un temps yakuza, Koji Wakamatsu devient cinéaste après avoir purgé une peine de prison, en jurant de faire du cinéma une arme politique pour dénoncer les abus du pouvoir. En 1959, il entame ainsi une carrière à la télévision avant de réaliser quatre ans plus tard ses premiers films pour le cinéma. Il est alors libre de filmer ce que bon lui semble à condition d’y injecter un maximum de scènes de sexe et de violence. C’est donc par stratégie qu’il mène une carrière remarquée dans le cinéma pink, dans le but de réaliser les films auxquels il tient. Mais il s’aperçoit que l’érotisme est nécessaire au développement de son discours politique et que ce qui n’était au départ qu’une obligation est devenu une nécessité. En 1965, il fonde sa propre maison de production, Wakamatsu Production, et réalise Les secrets derrière le mur qui provoque l’indignation quasi générale, et surtout un incident diplomatique entre le Japon et l’Allemagne, en étant sélectionné au Festival de Berlin cette année-là. Sa caméra devient une arme politique offensive dénonçant les travers d’un gouvernement hypocrite et il s’impose surtout en tant que porte-parole d’une jeunesse en proie à une forte crise identitaire, comme en témoigne Va va vierge pour la deuxième fois (1967) ou encore Sex Jack (1970). Ses films, le plus souvent co-écrits avec Masao Adachi et tournés de manière frénétique (il en réalise une dizaine par an), d’apparence simpliste dans leur mise en scène dépouillée qui rappelle celle de Jean-Luc Godard, mais dont les excès de sexe et de brutalité ramènent au cinéma d’exploitation, sont de virulents manifestes anarchistes qui font encore aujourd’hui grincer des dents les autorités nipponnes et qui lui valent d’être toujours interdit sur les sols américain, russe et chinois. En 1971, Wakamatsu obtient la reconnaissance internationale à la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes, avec Les anges violés (1967) et Sex Jack, et ralentit en même temps son rythme de production. Cinq ans plus tard, il rejoint Nagisa Oshima qui fait appel à lui pour L’Empire des sens, dont il assure la production exécutive. Son film United Red Army sur l’Armée Rouge Unifiée (branche maudite de l’Armée Rouge Japonaise, organe terroriste international des années 70) fait l’effet d’une bombe et est récompensé au Festival de Berlin 2008, tout en continuant de parcourir les festivals internationaux les plus prestigieux. En France, le film est sorti en salles le 6 mai 2009. En 2010, Koji Wakamatsu revient au Festival de Berlin en Compétition Officielle, 45 ans après Les secrets derrière le mur, avec Le soldat dieu (Caterpillar), l’histoire d’un soldat japonais revenant de la 2ème Guerre sino-japonaise amputé de ses bras et de ses jambes. Le film remporte l’Ours d’Argent de la Meilleure Actrice décerné à Shinobu Terajima, qui interprète l’épouse du soldat dieu.

FILMOGRAPHIE SELECTIVE
Les secrets derrière le mur (1965, n&b, 75’) Festival de Berlin 1965
Quand l’embryon part braconner (1966, n&b, 72’)
Les anges violés (1967, n&b/couleur, 56’) Quinzaine des Réalisateurs 1971
La saison de la terreur (1969, n&b/couleur, 78’)
La vierge violente (1969, n&b/couleur, 66’)
Running in Madness, Dying in Love (1969, couleur, 72’)
Naked Bullet (1969, n&b/couleur, 72’)
Va va vierge pour la deuxième fois (1969, n&b/couleur, 65’)
Violence sans raison (1969, n&b/couleur, 72’)
Sex Jack (1970, n&b/couleur, 70’) Quinzaine des Réalisateurs 1971
Shinjuku Mad (1970, n&b/couleur, 66’)
La femme qui voulait mourir (1970, n&b/couleur, 71’)
Armée Rouge / FPLP : déclaration de guerre mondiale (1971, n&b, 80′)
L’extase des anges (1972, n&b/couleur, 89’)
La piscine sans eau (1982, couleur, 103′)
Paysages d’un garçon de 17 ans (2004, couleur, 89′)
United Red Army (2008, n&b/couleur, 190′) Festival de Berlin 2008
Le soldat dieu (2010, couleur, 84’) Festival de Berlin 2010

Publié par admin le 23/06/2010 à 17:25

A propos de Shinobu Terajima

Shinobu TerajimaShinobu Terajima est la fille aînée d’une famille appartenant à une longue lignée d’acteurs. Son père est Kikugoro Onoe, acteur de Kabuki et considéré au Japon comme un trésor national vivant. Sa mère est l’actrice de cinéma Sumiko Fuji, vue récemment dans Air Doll de Hirokazu Kore-Eda, et qui a incarné le personnage de la Pivoine Rouge dans la célèbre saga éponyme des années 60 et 70. Son frère cadet est l’acteur de Kabuki Kikunosuke Onoe.
Alors qu’elle étudie encore au lycée Aoyama, Shinobu fait ses débuts à la télévision dans le feuilleton “Shijyou no Tabibito” en 1989. En 1992, elle devient doublure au sein d’une célèbre compagnie théâtrale, Bungakuza, sur le conseil de la défunte actrice Kiwako Taichi. Elle monte sur scène pour sa première pièce l’année suivante avec “Koi to Kamen to Carnival” réalisée par Nobuhiro Nishikawa Nishikawa. Elle rencontre le producteur de théâtre Yukio Ninagawa la même année avec “Chi no Konrei”. Shinobu apparaît dans de nombreuses pièces, parfois au côté de la défunte et charismatique actrice Haruko Sugimura. Après avoir quitté la troupe Bungakuza en 1996, Shinobu est apparu dans la pièce “Hanaoka Seishu no Tsuma” qui lui valu la prestigieuse récompense de meilleure actrice aux Bunka-cho Geijyutsu Awards.
Parmi ses nombreux prix en tant que meilleure actrice, on pourra citer les célèbres Yomiuri Engeki Awards à plusieurs reprises : en 1997, en 2002 pour sa performance dans l’adaptation d’Un Tramway Nommé Désir sous la direction de Yukio Ninagawa et en 2007 pour ‘’Kaku-Onna’’. En parallèle de sa carrière théâtrale et télévisuelle, Shinobu commence à tourner au cinéma au début des années 2000, notamment dans Akame 48 Waterfalls de Genjiro Arato (section Panorama du Festival de Berlin en 2004) ou Vibrator de Ryuichi Hiroki (sélectionné au Festival du Film Asiatique de Deauville en 2004) pour lesquels elle remportera plus de 10 récompenses en tant que Meilleure Actrice.
En 2007, Shinobu se marie avec un français, Laurent Ghnassia, directeur artistique de renommée internationale ayant travaillé avec de nombreux créateurs, dont agnès b. Le mariage, mémorable, a lieu au Hara Museum de Tokyo et fait l’évènement dans tout le pays. En 2010, elle se voit décerner le Lion d’Argent de la Meilleur Actrice au Festival de Berlin pour Le Soldat Dieu de Koji Wakamatsu, présenté en compétition. Elle est la première actrice japonaise à recevoir ce prix depuis 35 ans. La même année, elle joue le rôle d’Otome, soeur aînée de Ryoma Sakamoto, célèbre personnage historique, dans la série éponyme produite par la chaîne de télévision japonaise NHK.

Filmographie sélective :

Akame 48 Waterfalls (Réal. Genjiro Arato) 2003
Vibrator (Réal. Ryuichi Hiroki) 2003
Get Up! (Réal. Kazuyuki Izutsu) 2003
Quill (Réal. Yoichi Sai) 2004
Tokyo Tower (Réal. Takashi Minamoto) 2005
Riding Alone, Pour un Fils (Réal. Zhang Yimou) 2006
It’s Only Talk (Réal. Ryuichi Hiroki) 2006
Ai no Rukeichi (Réal Yasuo Tsuruhashi) 2007
Kitaro and the Millenium Curse (Réal. Katsuhide Motoki) 2008
Happy Flight (Réal. Shinobu Yaguchi) 2008
Guardian Angel (Réal. Yuichi Sato) 2009
Le Soldat Dieu (Réal. Koji Wakamatsu) 2010
Ningen-shikkaku (Réal. Genjiro Arato) 2010

Publié par admin le 23/06/2010 à 17:23

Bande-annonce et extraits


Bande-annonce :


Extrait 1 : retour au foyer


Extrait 2 : première confrontation


Extrait 3 : “Je veux le faire…”


Extrait 4 : dispute entre Shigeko et Kyuzo

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